Trois jours, des raquettes, un refuge et beaucoup, beaucoup de neige. C’est dans ce décor que nous sommes parties pour un week-end de rando raquettes dans le Vercors, à la découverte des Hauts-Plateaux. Une vraie parenthèse, loin du quotidien. De Chichilianne au Pas de l’Aiguille, des vastes étendues enneigées jusqu’à la bergerie des Chaumailloux, ce carnet de bord retrace pas à pas notre immersion hivernale. Une aventure vécue en petit groupe, guidés à travers l’un des territoires les plus sauvages de France, et permise grâce à l’agence de voyages d’aventure Grand Angle.
Sommaire
- Notre rando raquettes dans le Vercors : carnet de bord jour par jour
- Pourquoi les Hauts-Plateaux du Vercors sont uniques pour la raquette à neige ?
- Encadrement et accompagnement : pourquoi choisir une agence pour une randonnée en raquettes dans le Vercors
- Conseils pratiques pour organiser une randonnée en raquettes dans le Vercors
- Quand partir faire des raquettes dans le Vercors ?
- Quel niveau faut-il pour une randonnée en raquettes dans le Vercors ?
- Combien de jours pour une première randonnée raquettes ?
- Où dormir pendant une randonnée en raquettes dans le Vercors ?
- Quel équipement prévoir pour une randonnée en raquettes à neige ?
- Raquettes ou ski de randonnée nordique dans le Vercors ?






Notre rando raquettes dans le Vercors : carnet de bord jour par jour
Jour 1 – Randonnée en raquettes vers le Pas de l’Aiguille
Distance parcourue : 4,5km - Dénivelé positif : 560m
Samedi matin. Le coffre de la voiture déborde déjà. Comme toujours, nous avons réussi l’exploit d’emporter trop d’affaires. Les raquettes à neige, le duvet pour survivre aux nuits glaciales du refuge, un (peut-être deux) pantalons de trop. On ne sait jamais. Après un dernier bisou aux kids, confiés pour le week-end à leurs grands-parents, nous prenons la route. Cap sur le Vercors.
On débarque à Chichilianne, la bouche en cœur, avec l’espoir, un brin naïf, de trouver quelque chose à déjeuner. Très vite, la réalité nous rattrape : c’est l’hiver. En plein mois de janvier, inutile d’espérer dénicher un restaurant ou une épicerie ouverte. Célia repense alors à sa mère, qui avait suggéré d’emporter des sandwichs et qu’elle avait gentiment envoyée promener : « À bientôt 38 ans, maman, je pense pouvoir gérer mon déjeuner ! » Toujours écouter les mamans… Bon gré, mal gré, on se résigne et on rejoint notre point de rendez-vous : le foyer de ski de fond de Chichilianne.
Là, on fait connaissance avec Robin, notre guide, ainsi qu’avec le reste du groupe, ces voyageurs avec qui nous partagerons les prochains jours. On donne un coup de main express pour passer les bâtons de randonnée en mode hiver, puis on répartit la nourriture dans les sacs à dos — je suis secrètement ravie de ne pas avoir écopé du kilo de pommes de terre. Les raquettes sont accrochées au sac, on les chaussera sur la dernière portion du trajet.
Notre petite troupe se met en route dans la bonne humeur. Cela faisait des années que je rêvais de découvrir le Vercors en raquettes, en plein cœur de l’hiver. Aujourd’hui, je peux enfin cocher cette case de ma bucket list d’apprentie aventurière. Le cap est mis sur la falaise calcaire du Pas de l’Aiguille. La marche est ponctuée de pauses, l’occasion d’en apprendre davantage sur la flore environnante. C’est l’un des grands avantages de partir avec un guide : on se met à remarquer des détails qui, autrement, nous auraient complètement échappé. À la fin du week-end, les épicéas n’auront plus aucun secret pour moi. Autre bonus non négligeable : on délaisse les sentiers battus, ou plutôt damés dans le cas prèsent, pour couper à travers la forêt de hêtres et avaler un peu de dénivelé.
Juste avant de pénétrer dans la réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors, nous chaussons nos raquettes. Le chemin serpente à flanc de falaise, plus étroit que jamais. Ce n’est clairement pas le moment de traîner.
Peu avant d’atteindre le Pas de l’Aiguille, un bouquetin apparaît, immobile, découpé sur la crête enneigée, puis vient la dernière ligne droite. Nous rejoignons enfin notre refuge pour les deux prochaines nuits : la bergerie des Chaumailloux, perchée à 1640 mètres d’altitude.
Jour 2 – Traversée des Hauts-Plateaux du Vercors en raquettes
Distance parcourue : 9,5km - Dénivelé : +250m & -250m
Je me contorsionne dans mon duvet pour m’habiller, encore engourdie par la nuit. J’ai passé une excellente soirée. La bergerie des Chaumailloux est un refuge rustique mais plein de charme : quatorze couchages, un vieux poêle autour duquel nous cuisinons, et aucun point d’eau. La veille au soir, Robin nous a proposé une raclette à l’ancienne, suivie d’une soirée jeux de société — un « tu préfères… » — qui a permis de briser la glace entre les voyageurs.
Ce matin, lorsque je rejoins la pièce principale, le feu crépite dans le poêle tandis qu’une fine fumée s’élève des bols de café encore brûlants. Je me glisse sur un banc à côté de Célia tandis que Robin détaille le programme du jour : une randonnée en raquettes à travers les collines et dolines des Hauts-Plateaux.
Lorsque nous quittons le refuge, le ciel est d’un bleu éclatant. Nous nous élançons en suivant les traces laissées par quelques randonneurs passés avant nous. Quelques mètres plus loin, nous longeons une cabane non gardée, puis un igloo bâti la nuit précédente. Nous prenons le temps de nous y attarder quelques minutes, avant de repartir à l’assaut des Hauts-Plateaux, le Rocher du Parquet en ligne de mire.
En tête de notre joyeuse bande, Robin ouvre la voie, traçant notre itinéraire dans une neige fraîche et épaisse. La progression est parfois exigeante, mais peu à peu je trouve mon rythme. Je dévale les pentes immaculées, savourant les points de vue sur la Tête Chevalière et les massifs alentour.
En milieu d’après-midi, la neige commence à tomber. Peu à peu, la visibilité se dégrade et il devient bien plus difficile de reconnaître notre chemin dans cet univers devenu entièrement blanc. Nous regagnons le refuge, mais auparavant nous passons par un site mémoriel dédié à la Résistance, ainsi que par une grotte où trouvèrent refuge, en 1944, une vingtaine de jeunes résistants, assaillis par les forces ennemies.
De retour à la bergerie, le groupe retrouve peu à peu une certaine routine. Certains coupent le bois pour alimenter le poêle, tandis qu’une équipe de courageux se charge de rassembler les bidons afin d’aller chercher de l’eau à une source naturelle, à une centaine de mètres de là. D’autres encore prennent en main l’apéritif et la préparation du repas.
Au moment du dessert, Célia parvient à convaincre un grand nombre d’entre eux de rejoindre l’igloo pour y ouvrir une bouteille de génépi. À partir de là, ce qui se passe à l’igloo… reste à l’igloo.
Jour 3 – Derniers kilomètres en raquettes dans le Vercors
Distance parcourue : 4km - Dénivelé négatif : 560m
Lundi matin. Le jour du départ. Ce week-end a été une telle parenthèse que j’en ai presque perdu la notion du temps. Un peu nostalgique déjà, je roule mon duvet en boule, enfourne mes vêtements dans mon sac à dos de randonnée et file au petit-déjeuner. Puis je me dépêche de vider les lieux, histoire de profiter une dernière fois des alentours de la bergerie.
Alors que nous refermons le refuge, une vingtaine de sangliers et de marcassins apparaissent au loin, se faufilant sur les collines avoisinantes. Un ultime signe, presque irréel, pour clore ce week-end hors du temps. Je jette un dernier regard aux paysages alentour, le cœur déjà serré.
Nous reprenons la route en sens inverse. Le départ est matinal, afin d’éviter d’éventuelles chutes de pierres qui rendraient la descente périlleuse. Les passages restent tout aussi vertigineux, de quoi impressionner même les plus audacieux. À la sortie de la réserve naturelle, nous déchaussons les raquettes, comme à la montée. Une étrange impression de déjà-vu. Puis nous slalomons entre les hêtres. Un peu avant onze heures, nous retrouvons le foyer de ski de fond. C’est l’heure des au revoir et de clôturer cet incroyable week-end de rando raquettes dans le Vercors.







Pourquoi les Hauts-Plateaux du Vercors sont uniques pour la raquette à neige ?
S’il existe un lieu en France où la randonnée en raquettes prend des allures de Grand Nord, c’est bien sur les Hauts-Plateaux du Vercors. Ici, pas de stations de ski, pas de remontées mécaniques : seulement un immense territoire sauvage, modelé par la neige.
Avec plus de 17000 hectares protégés, les Hauts-Plateaux forment la plus grande réserve naturelle terrestre de métropole. En hiver, cet espace devient un véritable désert blanc, où l’on progresse en raquettes ou en ski de randonnée à travers forêts d’épicéas, dolines enneigées et crêtes battues par le vent.
Les Hauts-Plateaux se prêtent particulièrement bien à la randonnée itinérante en raquettes à neige. Refuges gardés ou non, cabanes, itinéraires variés : toutes les conditions sont réunies pour vivre une expérience immersive et dépaysante le temps de quelques jours.
Encadrement et accompagnement : pourquoi choisir une agence pour une randonnée en raquettes dans le Vercors
Avec quelle agence partir en randonnée raquettes dans le Vercors ?
Lors de cette randonnée en raquettes dans le Vercors, nous sommes parties avec Grand Angle, une agence de voyages d’aventure spécialisée dans les séjours à pied et à vélo en France et en Europe. Installée au cœur du massif, elle propose des séjours guidés en raquettes sur les Hauts-Plateaux, adaptés à différents niveaux.
Avec Grand Angle, nous avons profité d’un accompagnement professionnel et d’une organisation complète, tout en gardant l’esprit du voyage d’aventure. L’agence propose des itinéraires en groupe ou en liberté, selon le type d’expérience recherchée. Une solution idéale pour découvrir le Vercors en toute sérénité.
Pourquoi partir en rando raquettes dans le Vercors avec une agence ?
Partir en rando raquettes dans le Vercors avec une agence comme Grand Angle permet d’aborder la découverte de ce lieu en toute sérénité. En hiver, les conditions peuvent évoluer rapidement sur les Hauts-Plateaux : météo changeante, orientation complexe, neige abondante. L’accompagnement par un guide permet de progresser en toute confiance et de profiter pleinement de l’expérience, sans avoir à se soucier des aspects techniques.
Faire appel à une agence, c’est aussi se libérer de toute la logistique : organisation du séjour, gestion des repas, réservation des hébergements. Cela donne également accès à des lieux où il est difficile, voire impossible, de séjourner en temps normal. Certaines bergeries ou refuges, comme la bergerie des Chaumailloux, sont gérés par des associations et réservés à un réseau d’habitués. Grâce à l’agence, nous avons ainsi pu dormir au cœur des Hauts-Plateaux et vivre une immersion rare.
Enfin, l’encadrement apporte une véritable valeur ajoutée au séjour. Le guide partage ses connaissances sur la faune, la flore et l’histoire du Vercors, tout en empruntant des itinéraires parfois confidentiels. Une option idéale pour une première expérience en raquettes, ou pour découvrir le Vercors autrement.







Conseils pratiques pour organiser une randonnée en raquettes dans le Vercors
Quand partir faire des raquettes dans le Vercors ?
Selon l’enneigement, la meilleure période pour faire de la rando raquettes dans le Vercors s’étend généralement de décembre à mars. Les mois de janvier et février offrent le plus souvent les conditions les plus fiables, avec une neige abondante et une ambiance particulièrement sauvage sur les Hauts-Plateaux. Mars peut également être une très bonne option : les journées s’allongent, la neige reste bien présente en altitude et les conditions sont idéales pour une randonnée itinérante.
Quel niveau faut-il pour une randonnée en raquettes dans le Vercors ?
Pour une randonnée en raquettes dans le Vercors, aucun niveau technique particulier n’est requis. En revanche, une bonne condition physique est indispensable. La marche en raquettes guidée reste accessible à toute personne habituée à randonner, même sans expérience préalable en milieu hivernal.
Sur les Hauts-Plateaux du Vercors, il faut toutefois s’attendre à plusieurs heures de marche par jour, du dénivelé et parfois une progression dans une neige poudreuse, ce qui rend l’effort plus soutenu. Mieux vaut donc être à l’aise sur des randonnées de 5 à 6 heures et capable de porter un sac adapté aux conditions hivernales pour un séjour itinérant.
Combien de jours pour une première randonnée raquettes ?
Pour une première randonnée en raquettes dans le Vercors, la durée idéale se situe généralement entre 2 et 4 jours, selon le niveau du groupe et l’itinéraire choisi. De notre côté, ce séjour de 3 jours nous a offert un excellent équilibre entre effort, découverte et déconnexion, avec deux nuits passées en refuge. Pour une première expérience hivernale, trois jours restent sans doute la formule la plus accessible et la plus gratifiante.
Où dormir pendant une randonnée en raquettes dans le Vercors ?
Lors d’une randonnée en raquettes dans le Vercors, plusieurs options d’hébergement sont envisageables, selon le type d’expérience recherché. Pour une randonnée itinérante, les refuges de montagne, gardés ou non, ainsi que certaines bergeries aménagées, comme celle de Chaumailloux où nous avons séjourné, sont les solutions les plus courantes. Elles permettent de passer la nuit au cœur des Hauts-Plateaux, souvent sans eau courante ni électricité, pour une immersion totale en pleine nature. Cette formule implique en revanche de porter son équipement et sa nourriture.
Autre option plus confortable : la randonnée en étoile. Installé dans un gîte, une auberge ou un hôtel en bordure du massif, vous partez chaque jour en raquettes à la découverte de nouveaux itinéraires. Une formule idéale pour s’initier en douceur à la randonnée en raquettes, sans avoir à porter tout son équipement.
Quel équipement prévoir pour une randonnée en raquettes à neige ?
Pour une randonnée en raquettes à neige, l’équipement joue un rôle clé pour profiter pleinement de l’expérience. Côté vêtements, le principe des trois couches reste la base : une première couche respirante, une couche isolante comme une polaire ou une doudoune, et une veste imperméable et coupe-vent. Un pantalon chaud et déperlant, des chaussures de randonnée imperméables et des chaussettes adaptées complètent la tenue.
Dans votre sac à dos, prévoyez également des gants chauds, un bonnet, des lunettes de soleil, de la crème solaire ainsi qu’une gourde ou un thermos. Les bâtons de randonnée équipés de rondelles neige sont indispensables, tout comme les guêtres en cas de neige profonde. Pour les nuits en refuge, pensez à emporter une tenue de rechange, un drap de sac, voire un duvet selon l’hébergement, ainsi qu’une lampe frontale.
Raquettes ou ski de randonnée nordique dans le Vercors ?
Dans le Vercors, le choix entre raquettes à neige et ski nordique dépend surtout de votre expérience. La randonnée en raquettes est la plus accessible : elle ne demande aucune technique particulière et permet d’évoluer facilement hors des itinéraires balisés, à son rythme. C’est l’option idéale pour une première approche de la montagne en hiver.
Le ski de randonnée nordique s’adresse davantage aux personnes à l’aise sur des skis. Plus rapide, il permet de parcourir de plus longues distances, mais nécessite une bonne maîtrise des descentes notamment. Pour un séjour accessible, les raquettes restent le choix le plus simple. Si vous recherchez un séjour plus engagé, le ski de randonnée nordique offre une autre façon de découvrir le Vercors en hiver.
Ces trois jours de rando raquettes dans le Vercors ont filé bien trop vite. Explorer les Hauts-Plateaux en hiver n’est pas une simple escapade : c’est une véritable invitation à ralentir, à s’immerger dans un territoire presque vierge de toute présence humaine. Une aventure rendue possible grâce à Grand Angle, que l’on quitte le cœur un peu serré, mais la tête remplie de souvenirs. Vous cherchez des idées pour organiser votre prochain week-end ou une future aventure en montagne ? Sur ce blog, nous partageons tous nos conseils et inspirations pour explorer les Alpes, été comme hiver.
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