Les plages de Normandie

Honfleur Normandie

Nous sommes parties en Normandie comme nous sommes parties à Milan. Sur un coup de tête. Sous prétexte de fêter ces deux années passées ensemble. On parlait de se rendre au bord de la mer depuis un moment. A dire vrai, nous n’étions pas très regardantes sur la destination. On voulait juste changer d’horizon, respirer une bonne bouffée d’air frais, se rouler dans le sable, ramasser des coquillages et chanter « Santiano ». Alors ce fut Honfleur le samedi puis Deauville le dimanche.

Un covoiturage réservé deux jours avant sur Blablacar. Un hôtel trouvé au dernier moment. Une liste de restaurants et de randonnées dénichée sur les sites de l’Office du tourisme de Honfleur et Tripadvisor. Même sur un coup de tête, ce week-end était minutieusement préparé. Pas de place pour l’improvisation. Le souvenir désastreux de notre première nuit à Milan planait sur nous. Nous croisions fort les doigts pour qu’aucune mésaventure ne vienne contrarier nos plans cette fois-ci.

Nous avons pris la route le samedi matin. Notre co-voitureur nous attendait à Antony, une commune située au sud de Paris, sur la ligne B du RER. Le mec a ouvert son coffre pour qu’on y dépose nos sacs. Sa copine nous a souri. Un sourire faux qui sentait l’agacement à plein nez. Un sourire qui signifiait clairement « bordel, je pars en week-end en tête-à-tête avec mon mec et il prend des covoit’ ! ».

Enfin, on a pris la route. En deux heures, nous avons rallié Honfleur et la Normandie. C’est à ce moment-là que notre week-end a vraiment commencé.

Pendant deux jours, nous avons arpenté de jolies ruelles pavées, bordées de maisons à colombage. Ruelle de la sirène, rue de l’homme de bois, rue aux chats… Nous nous sommes réfugiées, transies de froid malgré le soleil, dans des cafés. Les oreilles et le nez rougis. Les doigts engourdis. Les pieds congelés. Nous nous sommes serrées l’une contre l’autre en marchant le long de la jetée face au vent. Enfin la plage de Normandie…

À cette période, la plage de Honfleur était quasi-déserte. Les rares promeneurs que nous croisions étaient emmitouflés dans d’épaisses écharpes, les capuches rabattues sur les têtes pour mieux résister au froid. Un enfant téméraire goûtait la température de l’eau. Célia et moi grimpions dans les dunes. Le sable rentrait dans mes chaussures. Désagréable sensation. Nous avons traversé un pont un peu branlant. Nous nous sommes promenées le long de chemins tortueux. Mon jean s’accrochait aux ronces par moment. Je tirais.

Seul le froid nous a convaincu de revenir sur nos pas.

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