Notre traversée de la vallée de l’Omo en Ethiopie

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Fraîchement débarquées de l’avion, nous retrouvons Mamaru, notre guide, et Mike, notre chauffeur, pour une semaine de voyage dans le sud de l’Ethiopie à travers la vallée de l’Omo. Située le long du Rift et à la frontière kenyane, la vallée de l’Omo est un lieu unique où vivent des ethnies d’agriculteurs et d’éleveurs semi-nomades : Mursi, Hamer, Banna ou Karo. La vallée de l’Omo est un monde à part où les traditions perdurent. Les femmes de l’ethnie des Mursi portent des plateaux labiaux en guise de parure. Les dos sont marqués de scarification. Les jours de marché, les troupeaux sont menés sur plusieurs kilomètres le long de la route pour y être vendus. Et quand les jeunes hommes arrivent à l’âge adulte, ils se prêtent au rituel du “bull jumping”. D’Addis Abeba au bush de la vallée de l’Omo, on vous emmène à la découverte de cette destination encore beaucoup trop méconnue qu’est l’Ethiopie.

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Tribulations éthiopiennes

La traversée de la vallée de l'Omo en 4x4

Nos passeports sont tamponnés. On a récupéré nos backpacks et, comme convenu, Mamaru nous attend, en compagnie de Mike, à la sortie de l’aéroport international d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne. Le 4×4 de Mike est tape-à-l’oeil et dénote complètement sur le parking. Il est recouvert d’autocollants et d’images imprimées dont la qualité est un peu passée. Mais c’est un véritable témoignage d’amour à son pays. A l’intérieur, des colliers de perles sont suspendus au rétroviseur tandis qu’un os de je-ne-sais-quoi remplace le levier de vitesse. Notre 4×4 est épique ! On ne passe pas inaperçu.

Le temps de sortir d’Addis et, déjà, nous dormons comme deux masses à l’arrière. Mais au réveil, les paysages sont grandioses : champs de blé et maisons coniques au toit de chaume jalonnent notre chemin. La route est goudronnée et pleine de trous. Mike donne parfois de violents coups de volant pour les éviter. Le trajet est relativement calme. Plus nous avançons et moins les véhicules sont présents. En revanche, les ânes, les troupeaux de chèvres et les gens marchant le long de la route sont de plus en plus nombreux. Sans parler des enfants qui dansent en plein milieu de la route pour arrêter les conducteurs en quête d’un peu d’argent ou d’autres dons. Nous passerons notre première nuit au Forty Springs Hotel, l’un des rares hébergements d’Arba Minch à cinq heures d’Addis, la capitale.

Le lendemain matin, au petit-déjeuner, on se la joue local et on s’attaque au plat national : l’injera. C’est une sorte d’énorme galette plus ou moins acide faite en tef, une céréale qu’on pourrait rapprocher visuellement du sarrasin. Elle se mange à la main et, ce jour-là, s’accompagne de morceaux de chèvre mijotés, de tomates et d’oignons finement émincés. Nous comprendrons très vite qu’il nous sera difficile de manger autre chose que de la viande durant cette semaine dans la vallée de l’Omo. En nettoyant son 4×4, Mike a arraché par mégarde un fil. Impossible de démarrer ! Il nous faudra patienter deux bonnes heures avant de pouvoir reprendre la route pour Jinka.

Direction Konso, notre première étape. La route est rouge, sinueuse, bordée de champs. Ce sont les enfants qui mènent les troupeaux, machette au poing. Dans les champs, hommes et femmes se tiennent debout sur de petites plateformes en bois afin de chasser les oiseaux mais surtout les babouins, venus manger leur récolte. On fait une pause quelques kilomètres plus loin. Si nous avons à ce moment-là l’impression d’être seules au monde, cela ne dure pas car, très vite, nous nous retrouvons cernées par des enfants curieux, sortis de nulle part. Très vite, ils s’aventurent à passer leurs petites mains dans mes cheveux pour les tresser et les qualifient de “soft”. Je repars, les cheveux plus ou moins coiffés mais surtout très emmêlés.

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Notre premier contact avec les ethnies de la vallée de l’Omo a lieu avec les membres du clan Konso. Le premier village se situe non loin de la ville du même nom. Mike quitte la route pour s’aventurer le long d’un chemin en terre battue. Il freine d’un coup sec. C’est le signal. Nous sommes arrivées. Il existe neuf clans Konso et près de trois cent personnes résident dans le village que nous découvrons ce jour-là sous la houlette d’un guide local. On progresse lentement entre les habitations de bois et de pierres devant lesquelles des grains de café sèchent au soleil. 

Les Konsos sont des agriculteurs réputés pour leurs cultures en terrasse classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. A l’origine, les Konsos sont animistes mais les religions se diversifient peu à peu comme c’est le cas un peu partout en Ethiopie. Chaque clan Konso dispose de son propre chef. A sa mort, celui-ci est momifié. Son corps est conservé chez lui pendant neuf ans, neuf mois et neuf jours. Et son fils aîné lui succède. C’est un clan polygame. Les épouses sont généralement choisies par la famille ou le marié lui-même et chaque épouse dispose de sa propre maison au sein du village.

La place principale du village est bordée par une Mora, une maison commune où résident les jeunes garçons entre douze et dix-huit ans, avant de se marier. Durant leur séjour dans la Mora, ils sont chargés de veiller sur le village la nuit et rendent divers services à la communauté. Alors que nous passons devant la Mora, un orage gronde, nous obligeant à trouver refuge sous la maison en compagnie des hommes. Nous laisserons passer l’orage avant de reprendre notre route. Il nous faudra encore trois heures et demi de route pour parvenir à Jinka. Nous ne le savons pas encore mais nous nous apprêtons à vivre notre plus belle expérience en Ethiopie.

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La maison se trouve au coeur de la brousse, adossée contre une rangée de bananiers. On y parvient en franchissant un buisson d’aubépines, planté là comme une barrière naturelle avant de longer l’étroit chemin qui serpente entre les plantations de sorgons, invisible depuis la route. Ses murs sont rouges, couleur poterie, terre de Sienne ou terre brûlée… On a planté notre tente à quelques pas de là, juste en-dessous de l’acacia. Mais on ne s’est pas attardées bien longtemps, préférant suivre Shilo dans le bush. Shilo est étudiant en médecine à Addis Abeba et nous accueille pour une nuit dans sa famille. Il parle quelques mots de français parce que, pendant plusieurs années, un voyageur français, rencontré un jour de marché à Jinka, l’a pris sous son aile pour sponsoriser sa scolarité. L’école est obligatoire en Ethiopie. Mais dans la vallée de l’Omo, le taux d’alphabétisation est l’un des plus bas du pays.

La famille de Shilo est “aisée”. Elle possède plusieurs terres et du bétail. Shilo nous emmène faire le tour du propriétaire. On se retrouve à enjamber des barrières jusqu’à parvenir quelques dizaines de minutes plus tard chez le voisin. La famille est installée à l’ombre d’un arbre. Shilo nous introduit et le patriarche nous accueille avec un grand sourire. Il nous fait goûter du miel tout droit sorti des énormes paniers suspendus aux arbres que nous ne cessons de croiser depuis notre arrivée dans le pays. On goûte également une infusion faite à base d’écorce de café servies dans une calebasse. Et je croise les doigts pour que mon estomac tienne le coup, n’osant pas refuser ce cadeau. Les jeunes filles de la famille taquinent le jeune homme timide installé un peu plus loin. Dans quelques jours, il devra participer à la cérémonie du “bull jumping”. C’est un rituel important dans la vallée qui prouve que les jeunes hommes sont prêts à se marier. Les familles dont les enfants souscrivent au rituel invitent voisins et amis à assister à l’événement. Cependant la cérémonie se pratique nu et nous comprenons très vite que c’est ce qui inquiète le plus le jeune homme par pudeur.

De retour chez Shilo, nous aidons les trois femmes de la maisonnée à préparer le dîner et jouons avec les plus jeunes enfants tandis que les aînés dépècent une jeune chèvre pour le dîner. On s’en serait bien passé mais encore une fois, ce serait malvenu de notre part de refuser et incompris par les membres de la famille. On essaie de profiter du temps qui s’offre à nous pour créer quelques moments de complicité en partageant des activités simples malgré la barrière de la langue. Et ma foi, on ne s’en sort pas si mal. Célia aide à moudre des céréales tandis que j’assiste les jeunes dans la préparation du feu. Au moment de dîner, l’orage éclate à nouveau. On se réfugie tous ensemble dans l’une des maisons en torchi et toit de chaume, assis sur des peaux de bêtes séchées. Les morceaux de viande passent de main en main et la pièce s’enfume très vite. Mike et Mamaru sortent une bouteille de St. Georges, une bière locale, remplie d’un alcool à l’aspect légèrement trouble : une sorte de tord-boyau maison préparé à base de miel.

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Toutes les rencontres ne se passent pas aussi bien que cette nuit au sein de la famille de Shilo. Les clans Mursi et Karo se montrent plus agressifs. Pour pouvoir découvrir les clans de la vallée de l’Omo, les guides et agences de voyage rémunèrent les villages. Cet argent sert ensuite à la collectivité. En revanche, les photos et portraits individuels représentent un véritable business… Hommes et femmes rivalisent de beauté. Dans le Parc National de Mago, les Mursi – un clan de chasseurs dont les femmes ont les lèvres ornées de plateaux labiaux – sont un peu les Rock Stars de la vallée de l’Omo. A peine descendues de la Toyota, femmes et enfants se pressent autour de nous. On sert de petites mains, on salue avec notre plus beau “achila” – bonjour – on nous répond “Photo ! 5 birr…” Léger sentiment de malaise… Prises de cours dans les premiers temps, nous finirons par abandonner nos appareils photos au fond du 4×4 sans aucun regret. Malgré ça, on se prend d’affection pour l’Ethiopie et ses habitants. Ici, le contact est facile. Un sourire crée de nouvelles connivences. Les jours de marché à Turmi ou à Key Afar, il n’est pas rare qu’on se retrouve à partager notre repas avec des inconnus à l’ombre d’une gargote. Et dans la torpeur du soir, les bouteilles de bière Reina Abesha s’accumulent sur les tables tandis que Mamaru suit avec attention les progrès de Liverpool, son club de football favori.

Nous passons les deux nuits suivantes dans un petit camping à Turmi, installant notre tente à l’ombre d’un gigantesque manguier. On s’offre le “luxe” de puiser un peu d’eau dans le puit pour laver nos vêtements à la main. En fin de journée, direction le village d’Oromate, à vingt-cinq kilomètres de la frontière kenyane. Nous partons à la rencontre des Dassanechs. Accompagnées de Mamaru et d’un guide local – c’est-à-dire un guide issu du clan – nous pénétrons dans le village. Les habitations ont une forme concentrique et sont bâties dans un mélange de bois, de paille et de tôle. Le sol est extrêmement aride. Les femmes sont vêtues de longues jupes rouges sombres, leurs cous sont ornés de colliers confectionnés en plastique. Leurs cheveux sont tressées et elles portent d’énormes charges sur leur tête comme des provisions ou des bidons remplis d’eau.

Les Dassanechs sont un clan d’éleveurs de bétails et d’agriculteurs nomades. Ils se déplacent plusieurs fois dans l’année pour nourrir leurs bêtes en suivant le cours de la rivière Omo. En arpentant le village, on se retrouve, comme souvent, entourées d’enfants curieux. On se touche, on rit, on échange quelques mots traduits par notre guide. Parmi eux, il y a une jeune fille âgée d’une dizaine d’années. Son menton est percée. Un fin morceau de bois, semblable à un cure-dent, lui sert d’ornement. Elle me sourit timidement et je porte la main à ma clavicule pour lui montrer mon propre piercing signe que nous ne sommes pas bien différentes l’une de l’autre. Et tandis qu’on se sourit, notre guide évoque un tableau plus sombre. Je comprends à demi-mot qu’entre dix et quinze ans, les filles sont excisées avant d’être mariées une ou deux années après.

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J’apprécie particulièrement le mercredi depuis que je découvre l’Ethiopie. Le mercredi, les restaurants ne servent pas de viande alors c’est le jour du shiro : une purée de pois chiches mijotés avec de la cardamome accompagnée de la traditionnelle injera. Mais ce mercredi-là à une saveur particulière. C’est notre dernier jour dans la vallée de l’Omo. D’ici quelques heures, nous reprendrons la route pour Key Afar puis Arba Minch avant de regagner Addis Abeba.

On quitte à pieds le camping de Turmi pour longer une rivière asséchée dont la terre est complètement craquelée en suivant Mamaru. Quelques kilomètres plus loin, on dévie de notre direction pour s’enfoncer dans le bush. Peu à peu, parmi les acacias et les buissons d’aubépines, on devine des enclos et la présence d’un tout petit village Hamer. Les villageois ne sont pas très nombreux et beaucoup sont encore dans le bush en train de s’occuper des troupeaux. Devant l’une des maisons, un groupe de femmes est installé. Leurs cheveux sont enduits d’argile rouge selon la tradition hamer. L’une d’entre elles est en train de laver un bébé de quelques mois seulement à la peau bien potelée. Elle porte un épais collier métallique autour du cou. Ce collier symbolise sa position sociale : c’est la première épouse. Mamaru nous explique qu’avant d’être mariée, la chevelure des jeunes femmes est tondue. Pendant trois ou quatre mois, elles restent alors cloîtrées chez elles tandis que le futur époux a pour mission de construire leur maison. Lorsqu’ils se retrouvent, les cheveux de la jeune Hamer sont alors enduits d’argile rouge et tressés jusqu’à prendre l’apparence de minuscules grains de café. Chez les Hamer, ce sont les familles qui choisissent la future mariée et la dot se compte en têtes de bétails ou en jerricans de miel. On échange quelques regards mais les unes comme les autres sommes assez intimidées mais comme souvent, ce sont les enfants, plus audacieux, qui nous aident à briser la glace.

De retour à Key Afar, l’agitation est à son comble. Aujourd’hui, c’est le jour du marché hebdomadaire où se pressent toutes les ethnies environnantes : Hamer, Bana et Ari. Les jeunes viennent en bande, vêtus de leurs plus belles parures. Des bandeaux de perles enserrent leurs têtes et leurs cheveux tressés sont ornés d’énormes barrettes aux couleurs pop. La chaleur est étouffante mais on se fond dans la foule pour aller se poser non loin de l’immense acacia qui abrite des vendeuses d’épices et de miel et profiter une dernière fois de l’agitation qui règne dans la vallée de l’Omo.

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Voyager à travers la vallée de l'Omo

Informations pratiques pour organiser son séjour

Avec quelle agence sommes-nous parties dans la vallée de l’Omo ?

Nous sommes parties découvrir la vallée de l’Omo en compagnie de Mamaru Endris de l’agence Mamaru Ethiopian Tours et de Mike, son incroyable chauffeur. On a contacté Mamaru via Instagram et le courant est tout de suite passé. Une fois sur place, on a vite été charmées par l’humour de Mike et la prévenance de Mamaru. Mais ce qu’on a adoré par-dessus tout c’est de tout partager avec eux : nos repas, une bonne bière à l’ombre d’un acacia et ainsi de suite. A la fin de la semaine, on avait l’impression de faire partie de la famille. Tous deux sont anglophones. Alors si vous êtes à l’aise en anglais, n’hésitez pas à les contacter. Vous trouverez sur la page TripAdvisor de l’agence les avis d’autres voyageurs.

Est-il possible de visiter les ethnies de la vallée de l’Omo sans passer par une agence ?

On peut se rendre par ses propres moyens – c’est-à-dire en bus – jusqu’à Arba Minch et Jinka à condition d’avoir du temps devant soi. Au-delà de Jinka, les choses se corsent car la vallée est très mal desservie par les bus locaux et certains lieux sont protégés comme le Parc National de l’Omo, territoire des Mursis, qui n’est accessible qu’en 4×4. Il vaut mieux avoir recours à une agence. Souvent, dans les villages, l’agence engagera un guide local afin de vous expliquer le mode de vie des personnes rencontrées, servir d’interprète et traduire les différents dialectes.

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le sud de l’Ethiopie ?

Il faut compter au moins une semaine pour découvrir la vallée de l’Omo en Éthiopie. Il est bien sûr possible d’écourter son séjour cependant les distances sont longues d’une ville à l’autre. On passe beaucoup de temps en voiture. Les routes sont souvent goudronnées mais parsemées de nids de poule, ce qui rend la conduite plutôt sportive, mais parfois on évolue aussi sur des sentiers en terre battue entourés de termitières géantes. Et puis il n’y a aucun intérêt à courir de village en village, mieux vaut prendre son temps pour profiter de l’ambiance qui règne à Key Afar, ou plonger dans l’effervescence des marchés aux bestiaux.

Vous planifiez un voyage en Ethiopie à travers la vallée de l’Omo ? Epinglez cert article pour plus tard.

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6 Comments

  • Je me suis retrouvée transportée en Ethiopie le temps de ton article… Ça a dû être un voyage très intense.
    Pour être honnête, lorsque j’ai lu que les jeunes filles étaient excisées, ça m’a tordu le ventre. Cette pratique semble tellement horrible, je n’imagine pas ce que j’aurais ressenti à ta place. Pour autant, tout le reste du voyage semble être riche en émotions, je pense que ce genre de rencontre te marque à jamais.

    • C’était fou et déstabilisant aussi. Tranquille et en même, tu n’es jamais vraiment seule, toujours entourée de gens qui débarquent de nulle part. C’est un lieu incroyable. Je crois que je n’avais jamais rien vu de pareil !

  • Le problème de l’argent contre des photos ..
    les portraits que tu as fait tu as dû payer tout de même ?
    Au Sénégal on s’est retrouvé confronté à le même problème (pas toujours heureusement mais parfois).. je trouve ça dommage. Des touristes sont prêts à payer tout le monde pour une ou 2 photos, sauf que c’est devenu une mauvaise habitude et un prétexte pour monnayer de l’argent et dès que l’argent rentre en ligne de compte, je trouve que les relations sont tout de suite faussées … je ne sais pas si c’est ainsi en Asie et en Amérique latine.
    Anyway, je rêve de l’Éthiopie, un jour j’espère aller dans cette vallée de l’Omo, si intrigante, si riche de ces cultures.

    • Les 6 derniers oui ! On a vraiment galeré pour trouver un guide qui ne nous emmenait pas uniquement dans les villages mais qui proposait un voyage nous permettant de prendre notre temps dans les marchés, d’explorer les villes, de marcher le long de la route comme les gens pour rejoindre un marché et de vivre des expériences différentes comme dormir au sein d’une famille Bana.
      Mais honnêtement la découverte des villages Mursi et Karo n’a pas du tout été agréable. Les gens sont tellement habitués à monnayer leur image qu’ils te sautent dessus dès que tu descends du 4×4. Et bien sûr, ils en jouent : les tenues sont toutes plus belles les une que les autres. Quant aux Mursis, ils sont réputés pour être un clan assez belliqueux du coup, ils accentuent d’autant plus de ce trait-là pour « plaire » aux gens… Dans le village Karo, j’avais échangé avec la jeune fille qui porte les beaux colliers. Du coup, je lui ai demandé si elle acceptait d’être prise en photo – elle seule car elle était entourée de huit autres jeunes filles. Je me suis fait huer par les filles ^^ » mais c’était le moment le plus « vrai » et le plus marrant de la matinée !
      Donc oui, ça fausse complètement les relations mais heureusement, ce n’est pas le cas partout.
      En Amérique du Sud, on a eu le cas à Cusco mais c’était sans rapport avec l’Ethiopie. Et en Asie, rien du tout.

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