Sumatra en immersion : Des Mentawai aux Minangkabau avec Rencontres au Bout du Monde

Nos sept premiers jours de voyage passent à vitesse grand V. L’immersion et le rythme volontairement lent adopté me donne l’impression de vivre en Indonésie depuis plusieurs semaines et de connaître mes compagnons de voyage depuis des lustres ! Je maîtrise les différentes subtilités liées au simple mot « bonjour » et, à chaque repas, Benoît et moi nous challengeons pour savoir qui ingurgitera le plus de « dynamite » avant que son estomac ne cède. On quitte Huan et sa famille à regret et, pour Anne-Lise, les adieux sont difficiles. Mais déjà on se tourne vers notre nouvelle aventure : direction l’île de Siberut au large de Padang ! Notre petit groupe frémit d’impatience car nous quittons définitivement les rizières et les falaises karstiques pour la jungle et une immersion au sein de la communauté des hommes-fleurs : les Mentawaïs.

Nous sommes en Septembre 2018 et je viens de quitter mon entreprise. Avant d’attaquer ma recherche d’emploi, je décide de profiter du mois qui s’annonce pour partir en voyage. Célia est bloquée à Paris, retenue par des échéances professionnelles. Il lui est impossible de partir avec moi. De mon côté, j’ai envie de voyager différemment. Ma soif d’aventure est toujours présente mais je souhaite prendre mon temps et rencontrer des gens. Alors, après avoir longuement hésité, je choisis de partir avec Rencontres au bout du monde, une association qui organise des voyages équitables et solidaires en immersion, privilégiant ainsi l’échange avec les populations locales. Pour la petite histoire, Célia a découvert Rencontres au bout du monde en 2014 lors d’un séjour en Inde. A l’époque, son voyage au Rajasthan combinait immersion en familles, découvertes des merveilles du nord et discussion avec des ONG oeuvrant auprès des communautés locales pour la scolarisation des filles ou l’amélioration de la santé en milieu isolé. Si à l’époque je n’avais pas pu l’accompagner, je me retrouvais totalement dans la philosophie de l’association. Et depuis longtemps je souhaitais profiter d’un moment pour intégrer l’un de leurs groupes de voyageurs. Pourtant plusieurs choses me retenaient : me mêler à un groupe (même un petit groupe ne dépassant pas huit personnes), le manque de flexibilité des voyages organisés et enfin une moyenne d’âge un peu trop élevée. Mais ce mois de Septembre était l’occasion idéale de « tester » de nouvelles choses et Rencontres au bout du monde propose un circuit à Sumatra, en Indonésie, qui me permettait de partir à la découverte des Mentawaïs, les célèbres hommes-fleurs. Alors, j’ai fini par foncer et, spoiler : je rentre enchantée !

Blog voyage Sumatra Indonésie

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EN IMMERSION CHEZ LES MINANGKABAU

Cette fois-ci, je pars seule. Enfin pas vraiment. Je triche : je pars en groupe. Mois, l’asociale de service, l’introvertie qui déteste faire la conversation, je me joins à un petit groupe de voyageurs pour partir en immersion à Sumatra. Et si ce voyage m’enthousiasme, il me fait aussi très peur. Je ne me donne que quelques heures avant d’avoir envie d’étrangler mes compatriotes de voyage. Pour l’instant, je me débats avec ma panique, perdue au beau milieu de l’aéroport de Java à la recherche du bon terminal où je ferai connaissance avec mon groupe de co-voyageurs et prendrai un dernier vol pour Padang. Tour-à-tour, je demande mon chemin aux agents d’escale, au mec de la sécurité, à un chauffeur de taxi et au mec du Starbucks. Non, non, je ne suis jamais dans la démesure. J’ai pris l’avion des dizaines de fois et voyagé dans les bleds les plus paumés d’Argentine mais, sans Célia, je me sens vite larguée.

Mon voyage débute dans la province de Ouest Sumatra sur les rives du lac Maninjau. Nous sommes accueillis chez Nanny et Khalis. Le couple appartient aux Minangkabau, une communauté ethnique matrilinéaire. Ici, ce sont les femmes qui héritent des terres et des biens de la famille qu’elles transmettent ensuite à leurs filles. La maison est surélevée, bâtie dans un bois sombre presque noir et le toit a la forme d’un tricorne. Je partage une chambre pourvue d’un lit étroit et dur avec Anne-Lise, séparée de la pièce commune par un mince rideau. Comme le veut la tradition Minangkabau, hommes et femmes, même les couples mariés, dorment séparément. Aussi nos compagnons de route se retrouvent logés sur de minces matelas à même le sol dans le salon. Nos nuits sont de courte durée, généralement interrompues par l’appel à la prière. Car Sumatra est une île où la population est en grande partie de confession musulmane.

On s’adapte très vite aux us et coutumes locales et une routine quotidienne se met en place. On passe nos journées dans les rizières où l’on aide Khalis à planter de jeunes brins de riz ou à pousser la charrue, une activité qui demande plus de force qu’il n’y parait. Mes pieds s’enfoncent dans la boue. Mon leggings est retroussé au-dessus des genoux et, par moment, je manque de tomber la tête la première. A ce moment-là, je ne sais plus qui, du boeuf ou moi, manie vraiment cette infernale machine… Lorsqu’on rentre, en fin de journée, la maison est généralement envahie d’enfants, ceux du couple mais aussi les enfants des voisins. La maison s’emplit alors de rires et de cris. Anne-Lise et moi tentons de les apprivoiser à coups de feutres et de feuilles A4. Et il n’est pas rare d’apercevoir en fin de journée une dizaine de petites silhouettes concentrées, avachies sur le perron en train de dessiner.

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RENCONTRES ET PARTAGES

Dans le village, on fait figure d’attraction locale ! Les enfants, mais aussi les adultes, nous interpellent avec curiosité réclamant leur part de selfie. Impossible d’échanger le moindre mot d’anglais alors on se débrouille à l’aide d’une gestuelle un peu maladroite. On apprend également quelques mots qu’on finit par ressortir à tout bout de champs et en y mettant toute une palette d’intonation « C’est bon », « C’est beau », « Enfant ? », « Comment tu t’appelles ? ». Et puis quand notre vocabulaire ne suffit plus, on demande à Eru, notre guide local, de nous servir d’intermédiaire, surtout au moment des repas. Nous dînons dans la pièce principale de la maison. Assis en tailleur sur de minces tapis, on mange à la main les mets délicieux préparés par Nanny : des plats indonésiens traditionnels comme le Rendang accompagnés de plusieurs kilos de riz et d’une sauce extra-forte aux piment rouges – qu’on désignera très vite sous le nom de code « dynamite ».

Mes compagnons de voyage m’impressionnent par leur ouverture d’esprit, leurs traits d’humour et leur envie constante d’aventure. La plupart d’entre eux sont bien plus âgés que mes propres parents et, malgré ça, ils n’ont pas froid aux yeux ! Quant à la liste de leurs voyages passés, elle me fait pâlir d’envie : tour du Mustang au Népal, immersion en Amazonie péruvienne, rencontre avec des communautés ethniques au Guatemala, traversée à cheval de la Mongolie… Je me lie rapidement avec Anne-Lise,  notre âge nous rapproche, mais, plus les jours passent et plus j’apprends à connaitre et à apprécier mes co-voyageurs. Parmi eux, il y a Serge. Âgé de 73 ans, il me glisse chercher l’amour au détour d’une rizière. Malheureusement les femmes de son âge sont beaucoup trop précieuses et il ne peut s’empêcher de secouer la tête avec dédain en me disant cela. Serge voyage avec Benoît, 40 ans, paysagiste passionné. Ses yeux brillent dès qu’il aperçoit une Nefantes et, plus rarement, une Raflésia – moi qui croyais qu’il s’agissait uniquement d’un Pokemon… Grâce à lui, je deviens incollable – ou presque – sur les différentes espèces qui peuplent l’île de Sumatra.

Après les abords du lac Maninjau, nous passons quelques jours avec Huan et sa famille dans la verte vallée d’Harau. Ici, les rizières s’étendent à perte de vue. Elles sont entourées de pitons rocheux où s’écoulent quelques cascades mais aussi par une forêt luxuriante d’où s’élèvent en continu les cris des gibbons. Nos journées sont ponctuées de sessions de pêche, de baignades sous les cascades et de randonnées dans la forêt guidées par Huan. En fin de journée, tandis que le Rendang mijote sur le feu et que les bananes sont plongées dans l’huile de friture, nous nous aventurons dans le village. Les enfants malicieux font preuve de bravoure en s’aventurant sur le perron de leur maison pour nous adresser desgrands sourires et nous glisser des « Helloooooo » enthousiastes. Anne-Lise et moi nous mêlons aux plus grands pour jouer à la corde à sauter sur l’étroit chemin situé entre la mosquée et l’école. Lorsque la nuit tombe, nous regagnons la Guest House. Benoît s’essaie à la flûte taillée dans du bambou tandis qu’Anne-Lise et Huan jouent du gong. Et à une heure avancée, tandis que la plupart d’entre nous se glisse sous une fine moustiquaire, seul les rire d’Eru percent le silence.

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ALOITA CHEZ LES HOMMES-FLEURS

Nos sept premiers jours de voyage passent à vitesse grand V. L’immersion et le rythme volontairement lent adopté me donnent l’impression de vivre en Indonésie depuis plusieurs semaines et de connaître mes compagnons de voyage depuis des lustres ! Je maîtrise les différentes subtilités liées au simple mot « bonjour » et, à chaque repas, Benoît et moi nous challengeons pour savoir qui ingurgitera le plus de « dynamite » avant que son estomac ne cède. On quitte Huan et sa famille à regret et, pour Anne-Lise, les adieux sont difficiles. Mais déjà on se tourne vers notre nouvelle aventure : direction l’île de Siberut au large de Padang ! Notre petit groupe frémit d’impatience car nous quittons définitivement les rizières et les falaises karstiques pour la jungle et une immersion au sein de la communauté des hommes-fleurs : les Mentawaïs. 

Les Mentawaïs sont une communauté animiste, des chasseurs-cueilleurs qui vivent dans la forêt en harmonie avec la nature et les esprits. Chez nous, on les surnomme aussi les hommes-fleurs en raison des fleurs rouges d’Hibiscus glissées sous leurs oreilles. Chaque famille vit en clan dans une Uma, une maison traditionnelle, et chaque famille possède un chamane, facilement identifiable au pagne rouge qui enserre sa taille. Le rôle du chamane est essentiel dans l’équilibre des Mentawaïs. Non seulement le chamane structure la communauté mais il est aussi guérisseur grâce à sa connaissance des plantes, des danses et incantations pour invoquer les Esprits. Sous la dictature de Suharto, entre 1965 et 1998, le gouvernement a mené une vaste campagne de sédentarisation pour anéantir la culture mentawaï jugée comme primitive et arriérée.

Rencontrer les Mentawaïs, ça se mérite et le trajet est à lui seul une véritable aventure ! Après cinq heures de transfert à bord du « Mentawaï Fast Boat », nous accostons sur l’île de Siberut. J’ai dormi comme une masse. Il parait que j’ai manqué dauphins et poissons-volants… Je suis verte ! Mais à mon réveil, je ne peux que constater le changement de paysages : exit la jungle et les sommets verdoyants ! Palmiers, mangrove, sable blanc, récifs coralliens et eau turquoise bordent l’île. A bord du ferry, nous croisons pour la première fois d’autres voyageurs, principalement des surfeurs américains venus pour profiter des meilleurs spots de Siberut. Et en raison de notre arrivée tardive, nous passons la nuit dans le village de Muntei, point de passage obligatoire pour les voyageurs en partance pour la jungle. Cet arrêt nous permet d’acheter des bottes en caoutchouc mais aussi des vivres et des cadeaux pour les familles qui nous accueilleront : bananes, thé, gasoil mais surtout du tabac !

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DE JUNGLE ET DE SAGOU

Au petit matin, notre pirogue fend l’eau en direction de la jungle. Le moteur ronronne. Les oiseaux fuient sur notre passage. De temps en temps, on croise quelques habitations mais ces dernières se font rares. Le niveau de l’eau est relativement bas et parfois notre embarcation manque de s’échouer le long de bancs de sable et de boue. A l’issue d’une heure de navigation, le corps ankylosé par une position douloureuse, nous accostons tant bien que mal le long d’une berge boueuse. Mes pieds s’enfoncent aussitôt dans le sol spongieux. Quatre femmes nous attendent. Vigoureusement, elles nous aident à décharger les affaires et glissent vivres et cadeaux dans des paniers en rotin dressés qu’elles hissent sans aucune difficulté sur leurs dos. Leurs vêtements – de vieux shorts et maillots de foot pour la plupart – masquent les tatouages qui recouvrent leurs bras et parfois leurs cous. Pas de doute, nous sommes arrivés en territoire Mentawai.

On s’enfoncent dans la jungle en suivant nos hôtes. La jungle est une masse informe, verte et luxuriante. Le sol est complètement spongieux : la boue recouvre tout. J’avance en marchant avec précaution sur de vieux troncs posés en travers du chemin. Mais la plupart du temps, je glisse. Si je suis chanceuse, seules mes chevilles s’enfoncent dans la boue. Si je ne le suis pas, alors je tombe jusqu’aux genoux, récoltant au passage une ou deux sangsues affamées. Après trente minutes de marche, on traverse une rivière. En amont, du linge sèche, étendu sur un vieux fil de fer. Il s’agit de notre « salle de bain ». En aval de la rivière, ce sont les toilettes. Et puis la Uma se dévoile : une maison clanique traditionnelle bâtie sur pilotis. Sur son perron, un vieil homme est assis, du tabac roulé dans une feuille de bananier séchée au coin de la bouche. Il s’agit du Chaman – ou Sikerei en langue Mentawai – nommé Kookie. C’est avec bienveillance qu’il nous accueille chez lui et notre émotion est palpable. Sa voix chevrote « aloita » qui signifie bienvenue en langue mentawaï. Son cou et ses poignets sont couverts des tatouages traditionnels mais aussi de bijoux en perles de rocailles et parfois même en plastique « offerts » par d’anciens voyageurs. On échange quelques poignées de main tandis qu’il nous invite à entrer chez lui, en accentuant ses paroles d’un inattendu « Come on baby ! ».

Notre vie dans la jungle est rythmée par la lumière. Le matin, c’est le chant strident du coq qui nous réveillent ponctués par les grognements des cochons qui se promènent dans la boue tout autour de la Uma. Nous passons l’essentiel de notre journée dans la jungle avec Kookie qui nous enseigne les principes de vie des mentawaïs et nous partage une infime partie de son savoir. On l’accompagne couper du bois de Sagou. Transformé par la suite en farine, le Sagou est l’alimentation de base des Mentawaï et bien sûr, on n’échappe pas à la dégustation des vers de Sagou, de grosses larves juteuses. Comme dirait Simba : « un peu gluant mais appétissant ». Ou pas ! Tout dans la jungle a une utilité. Kookie se sert d’une branche de palmier dotée d’épines tranchantes comme d’une râpe afin de broyer les plantes médicinales récoltées pour soulager les douleurs de son épouse. Quant à l’écorce de certains arbres, une fois assouplie, elle lui permet de se confectionner un pagne. On s’habitue peu à peu à la boue et aux bains dans la rivière. En revanche, la forêt me laisse perplexe. On n’y trouve aucun arbre fruitier car les cochons, parfois sauvages, saccagent tout et encore moins d’animaux comme des oiseaux ou des singes, chassés par l’homme.

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AU REVOIR SUMATRA

En fin de journée, nous rentrons dans la Uma. En général, un grand feu est alors allumé dans l’âtre de la cheminée afin de préparer le repas. Les flammes illuminent les crânes de singes suspendus, rapportés autrefois de la chasse. Nous ne croisons pas beaucoup les femmes. Elles restent entre elles la plupart du temps à l’arrière de la Uma où elles s’affairent. A vrai dire, elles ont pas mal de travail car l’un des petits-fils de Kookie doit se marier dans les jours à venir. De nombreux convives sont attendus. Les hommes sont la plupart du temps oisifs. Installés dans la pièce principale, ils passent leur temps à discuter et fument cigarette sur cigarette. Seuls les Sikereis portent encore la tenue traditionnelle des Mentawaïs et Luggi, l’un des petits-fils de Kookie, nous glisse qu’aujourd’hui très peu de jeunes gens souhaitent reprendre le flambeau et devenir chaman car l’apprentissage est trop exigeant et les conditions de vie dans la jungle trop difficiles. Ses paroles renforcent mon impression : la culture Mentawai est une culture qui tend à disparaître.

Notre voyage s’achève sur une île dans un ecolodge coincé entre la jungle et un récif corallien où s’adonner au snorkelling, même si le balnéaire n’est pas vraiment ma tasse de thé. J’ai le coeur un peu lourd car c’est ici que je quitte mes compagnons de voyage. Ils font route vers Bukit-Lawang au nord pour un trek de quelques jours à la découverte des Ourangs-Outans qui peuplent l’Indonésie. Pour ma part, je rentre à Paris – où la recherche d’emploi m’attend… Le jour du départ, j’ai le moral dans les chaussettes. Alors que mes compagnons grimpent dans le bateau qui les conduira à Padang, j’essaie de refouler mes larmes. Echec assuré. Moi qui craignais partir en groupe me voilà devenue ultra-sociable ! C’est le monde à l’envers. Je reste seule sur la plage, les pieds enfoncés dans le sable, en agitant les bras tandis que l’embarcation s’éloigne jusqu’à devenir un petit point dans l’horizon.

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INSPIRATION & CONSEILS POUR UN VOYAGE A SUMATRA EN INDONESIE

UN GUIDE A SUIVRE

Eru Mamake est un jeune guide indonésien francophone qui accompagne des voyageurs sur Siberut à la rencontre des Mentawaïs. Eru est une personne généreuse, sérieuse et très sympathique ! Par ailleurs, il saura très bien s’adapter à vos envie de voyage et d’aventure à Sumatra. Oui, oui, je vous le recommande chaudement. Vous pourrez le contacter Sur Facebook par l’intermédiaire de sa page Mentawai Tribe Tour.

UN DOCUMENTAIRE

Est-il encore nécessaire de présenter l’émission Rencontres en Terre Inconnue ? Celle-ci commence à dater. Mais, durant quarante-cinq minutes, nous suivons Frédéric Lopez et Patrick Timsit en immersion chez les Mentawaïs de Sumatra. Une émission plutôt fidèle à la réalité entre la navigation en pirogue, la boue et les échanges avec les Sikereis au sein de la Uma.

UN PODCAST

Les aventuriers de l’environnement est un podcast édité par Ushuaia TV. Lors du deuxième épisode, Hélène Gâteau reçoit Aurélien Brulé dit « Chanee ». Chanee a créé Kalaweit, le plus grand centre de protection des gibbons au monde et se bat contre la déforestation. A écouter de toute urgence !

J’espère que cet article vous aura intéressé et donné envie d’en savoir plus sur les activités de Rencontres au bout du monde mais aussi sur les communautés Mentawaïs et Minangkabau. Vous trouverez sur le blog tous mes articles sur l’Indonésie ainsi qu’une interview de Margux du blog Sport and Sand, Digital Nomad à Bali.

VOUS ORGANISEZ UN VOYAGE A SUMATRA ? EPINGLEZ CET ARTICLE POUR PLUS TARD.

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12 Comments

  • Ça fait rêver. Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de Rencontres au bout du Monde, et je dois dire que je suis très intéressée par une aventure de ce genre. Ce devait être un dépaysement total! Pas sûr d’avoir le courage de manger les larves quand même 😀

    • Le voyage en groupe était incroyable ! Une vraie expérience humaine. Rencontres au bout du monde propose des voyages très différents mais tous sont basés autour de la rencontre et des échanges. Ensuite, il y a plusieurs types de séjours – engagés ou non – selon le niveau physique de chacun. 🙂

  • Encore un article passionnant, j’ai apprécié de lire ton retour sur une expérience de voyage en groupe, car moi non plus sur le principe ça ne m’emballe pas vraiment… Et les photos sont très belles, comme toujours !

  • Quel beau voyage ! Et quelle destination ! Sumatra, wow <3
    J'aimerais y aller un jour et pouvoir y voyager aussi de manière plus solidaire, sans vouloir tout voir, mais juste profiter de ces rencontres uniques !
    Ça me rappelle notre voyage au Sénégal, en campement, au plus près de la population, un régal de découvrir un pays et une culture ainsi <3

  • Encore un très bel article et de magnifiques photos. 🙂
    Je ne connaissais pas Rencontres au bout du monde, merci pour la découverte !! C’est un peu cher mais ça a l’air de valoir le coup !

    Belle journée,
    Aurélie

    • Merci Aurélie ! Oui, sur le moment, ça représente un certain coût mais les voyages sont souvent très longs. Ils durent en moyenne 3 semaines. Par ailleurs, comme l’association a une démarche de transparence vis-à-vis de ses adhérents, elle communique aux voyageurs en partance la répartition des frais du séjour : rémunération des guides et interprètes locaux, fonds de développement des communautés, frais des prestations locales, etc.

      A bientôt !

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