Comment organiser son voyage au Japon ?

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S’il y a bien une destination que j’ai toujours rêvé de visiter, c’est le Japon. C’était un rêve que j’entretenais depuis longtemps. Je m’imaginais parcourir Tokyo en long, en large et en travers, découvrir ses rues bondées d’adolescentes habillées de dentelle et de tons pastels, ses voies de chemin de fer abritant des izakayas connus des locaux seulement et flâner dans ses malls gigantesques afin de ramener tout un tas de gadgets dans ma valise. Je rêvais de Kyoto et de ses quartiers traditionnels où évoluent aujourd’hui encore les Geishas, gardiennes d’un art ancestral, mais aussi d’étancher ma soif de culture en foulant les tatamis de temples anciens sortis tout droit de la saga littéraire Le Clan des Otori. Malgré tout, je ne m’imaginais pas visiter le Japon maintenant, à 28 ans, car j’avais de cette destination l’image d’un pays riche, moderne, où le coût de la vie est élevé et où les déplacements ne sont pas aisés à cause de la barrière de la langue.

Et puis comme dans toute bonne histoire, il y eut un élément déclencheur. Il s’ est présenté sous la forme d’une petite bonne femme de 24 ans, déterminée, prénommée Elodie. Aussi loin que je m’en souvienne – à l’époque où nous jouions à la petite sirène entre les rochers de la plage de la Côte des basques vêtues de maillots de bain une pièce Disney – Elodie rêvait déjà de vivre à l’étranger. A 14 ans, elle a eu sa période “plus tard je vivrai à L.A.” puis à 16 ans, elle est devenue complètement dingue de J-pop et d’une chanteuse prénommée Ayumi Hamazaki. Huit ans plus tard, elle décrochait un stage en web design à Tokyo puis son premier contrat d’embauche. Apres un an d’expatriation, je mourrais d’envie de la rejoindre ! L’occasion était trop belle pour ne pas craquer.

Une minute au Japon

Dans cet article, j’ai décidé de revenir en détail sur la préparation de mon road-trip au Japon, sur le budget dépensé pour deux et vous présenter mon itinéraire. Mais avant ça, je vous propose de passer deux minutes ensemble au Japon en vidéo.

Mon itinéraire au Japon

Concocter des itinéraires de voyage est la chose que je préfère lorsque j’organise un road-trip. Pour cela, j’épluche le Lonely Planet, fouille le forum du Routard, lis des blogs de voyages et recueille de bonnes adresses sur TripAdvisor. Pour ce road-trip au Japon d’une durée de dix-sept jours, j’avais envie de mêler la découverte des métropoles japonaises à quelques breaks plus natures dans les Alpes Japonaises pour découvrir l’intérieur du pays et randonner.

Jour 1 à 5 – Tokyo

Première partie du voyage consacrée à la découverte de la capitale nippone. Tokyo est juste immense, j’ai l’impression de n’avoir vu qu’une toute petite facette de cette ville. Ça grouille de monde ! J’ai failli perdre Celia en traversant le fameux passage piéton de Shibuya (les fois suivantes, je me suis agrippée à elle.). Mais Tokyo est aussi fascinante. A chaque coin de rue, modernité et tradition se confrontent. J’ai eu un gros coup de coeur pour le quartier ancien d’Asakusa. J’ai développé une addiction aux dorayakis, deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges sucrée, et fait une overdose de thé matcha (glace au matcha, mochis au matcha, thé matcha glacé, Kit Kat au thé matcha… il se décline sous n’importe quelle forme) !

Lire l’article consacré à Tokyo

Jour 6 et 7 – Hakone

En me rendant à Hakone, mon projet était clair. Je voulais voir le Mont Fuji. Et si on veut quelque chose très très fort avec un coeur très très pur, ça ne peut que fonctionner alors ? La réponse D, Jean-Pierre : non. Il a fait un temps dégueu pendant deux jours, le Fuji était bien planqué derrière d’épais nuages. Bon gré mal gré, on a tenté de positiver et de sortir l’arme fatale qui allait rendre notre séjour à Hakone inoubliable : randonner dans la montagne jusqu’à la soufrière d’Owakudani. À cause d’une forte activité sismique, l’accès a été condamné par les autorités. On s’est consolé comme on a pu en profitant du onsen (bain d’eau chaude à 43°c puisant sa source dans la montagne) proposé par l’auberge de jeunesse.

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Jour 8 – Takayama

Nous nous sommes enfoncées à l’intérieur des terres, aux portes des Alpes Japonaises. Takayama est un village qui a su préserver son patrimoine historique. On y trouve d’anciennes maisons japonaises bordées par de petits canaux et des distilleries de saké par milliers. Les cars de touristes sont nombreux. J’ai failli en buter plus d’un ! Un touriste, pas un car… Là, je ne fais clairement pas le poids. Les touristes se cantonnent souvent à longer l’allée principale. On retrouve vite un peu plus de sérénité en bifurcant dans les rues parallèles.

Lire l’article consacré à Takayama

15 photos pour découvrir Kamikochi et les Alpes Japonaises

Jour 9 – Kamikochi

Etape totalement improvisée ! Takayama se visite très bien en une journée. Comme nous restions deux nuits sur place, nous avons décidé de nous aventurer hors de la ville, dans les montagnes, pour randonner. Kamikochi se trouve à une heure et demi de bus de Takayama. La station a ouvert ses portes mi-avril. Certains sentiers de randonnée étaient encore fermés pour cause de neige mais le lieu était à tomber !

Lire l’article consacré à Kamikochi

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Jour 10 à 14 – Kyoto

Ma ville préférée dans tout l’univers, la galaxie et les planètes ! Kyoto a une semaine dimension plus humaine que Tokyo et un patrimoine culturel très riche. Elle est entourée de collines verdoyantes qui lui confèrent un charme fou. Je suis tombée en amour pour le quartier de Gion. J’ai aussi profité de cette étape pour visiter Nara, ancienne capitale du Japon au VIIIème siècle, connue pour son parc où des daims vivent en liberté.

Lire l’article consacré à Kyoto

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Jour 15 et 16 – Nikko

Fffffffiouuuuuu (ça, c’est mon imitation du Shinkansen, le train à grande vitesse qui relie Kyoto à Tokyo). Nikko se situe à 2 heures au nord de Tokyo. La ville est réputée pour ses sanctuaires de l’âge Edo qui ne ressemblent en rien à ceux de Kyoto. Le Tōshō-gū est canon. Mais la ville se trouve aussi à proximité d’un parc national naturel où nous avons pris le temps de randonner et de visiter des soufrières (enfin !!). Ca fume et un parfum d’oeuf pourri ampli l’air. Si, si, ce lieu est bourré de charme ! Sur la tête de ma mère, je le jure.

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Jour 17 – Tokyo

Dernière journée au Japon. Cette étape était l’occasion de revoir certains lieux, d’en visiter d’autres, de faire du shopping (j’ai ramené des Oreo au thé matcha à mes collègues, les p’tits veinards), de découvrir le quartier animé de Ginza à la nuit tombée et de dormir dans un hôtel Capsules comme dans le 5ème Élément.

Comment se rendre au Japon et se déplacer ?

En amont du voyage (3 ou 4 mois avant en général), je passe toujours via un comparateur de prix comme Liligo ou Skyscanner pour trouver le bon vol. Puis je réserve en direct sur le site de la compagnie aérienne. Pour ce road-trip au Japon, j’ai déniché un Paris-Tokyo à 556 euros par personne opéré par Scandinavian Airlines. La durée du vol est de quinze heures avec une escale à Copenhague. Et j’ai pu voir tout plein de films en français comme A vif ou Creeds #plaisircoupable.

Un mois avant le départ, nous avons acheté deux Japan Rail Pass (ou JR Pass) dans une agence à proximité de la rue Sainte-Anne à Paris. Le JR Pass s’active une fois arrivé au Japon et permet d’emprunter un grand nombre lignes ferroviaires pour se déplacer d’une ville à l’autre. Il permet aussi d’emprunter quelques lignes de métro dans les grandes villes. En revanche, il n’inclut pas certaines lignes ferroviaires privées. Celia avait minutieusement étudié notre itinéraire sur le site Hyperdia et nous avons opté pour un JR Pass de 7 jours à 217 euros par personne pour 17 jours de road-trip.

Par ailleurs, le Japon possède un très bon réseau de bus qui m’a permis de rallier de plus petites destinations comme Kamikochi ou Yumoto Onsen au départ de Nikko. Pour planifier ces trajets, rien de plus simple : Google Maps fait très bien le travail ! Enfin certaines destinations comme Hakone ou Nikko proposent la vente de Free-Pass sur deux ou trois jours qui permettent un accès open-bar aux bus, téléphériques, bateau pirate (véridique) et autres transports permettant de découvrir ces régions.

Et le métro dans tout ça ? Dans les grandes villes, pas de panique !! Le plan du métro japonais est très dense mais il est facile de s’ y repérer sauf si, comme moi, vous êtes dyslexiques des noms nippons. Chaque ligne de métro est identifiée par une lettre et chaque station par un chiffre. C’est la version “le métro pour les nuls”. Pour la petite info, un pass de métro multi-trajets dans Tokyo à la journée coûte 600 yens (environ 5 euros). Sinon on achète un ticket à l’unité en fonction de la station où l’on se rend et donc de la distance parcourue. Si vous vous trompez dans le montant à payer, des machines permettent de réajuster le montant de son billet avant de sortir de la station de métro. S’il est facile de se déplacer à Tokyo, c’est plus complexe à Kyoto car on trouve peu d’indications en anglais.

Quels hôtels pour quel budget ?

J’ai réservé tout type d’hôtels en fonction des disponibilités et des prix du marché. A Tokyo, j’ai profité d’un super bon plan grâce à Elodie. Nous avons loué une chambre, option futons et tatamis, dans la Share Residence où elle vit. Il s’agit d’une sorte de résidence étudiante où les sanitaires, douches, cuisines et lobby sont communs à tous les locataires. La Share Résidence était situé sur une ligne TOEI à 15 minutes de Shibuya. Par la suite, nous avons séjourné en auberge de jeunesse, dans des Airbnb ou encore dans un hôtel Capsules pour notre dernière nuit au Japon. C’était une expérience très sympa à vivre !

Mon meilleur souvenir reste la maison d’hôtes avec vue sur la rivière où j’ai dormi à Nikko. Les propriétaires étaient d’une gentillesse incroyable. C’était génial de pouvoir discuter et échanger avec des locaux. Pour l’hébergement, nous avons payé à peu près 380 euros par personne pour les dix-sept jours.

Nb : J’ai réservé mes hôtels et choisi mes étapes assez à l’avance car mon road-trip se déroulait pendant la haute saison touristique, entre la période des Sakura (les cerisiers en fleurs) et la Golden Week (la semaine de vacances annuelles des japonais).

La gastronomie japonaise… ça déchire !

On mange très bien au Japon et le prix d’un repas n’est pas exhorbitant. On s’ en est souvent tiré pour moins de 10 euros à deux. Les restaurants proposent des cartes restreintes mais sont spécialisés : udon, ramen, okonomiyaki, soba, curry… Chaque région possède ses spécialités culinaires. Ce road-trip fut un voyage gourmand avant toute autre chose ! Je vous reparlerai de mes orgasmes culinaires prochainement.

Je peux d’ores et déjà vous dire que le boeuf de Kobe, ça déchire mais que pour y goûter, il faut vendre l’un de ses reins. J’ai succombé et totalement adhéré aux izakayas, des bistrots japonais minuscules où l’on s’ installe au comptoir pour boire des bières et manger des brochettes grillées sous nos yeux. Là, un vieux (45 ans) japonais en costume imbibé de saké m’a fait un clin d’oeil. Je crois que c’est l’équivalent d’une main aux fesses dans le métro parisien. J’ai aussi testé une chaîne de restauration Genki Sushi où l’on s’ assoit à un comptoir, on commande nos sushis sur un écran et ils sont envoyés depuis les cuisines sur un rail. Je n’ai eu d’interactions avec un humain qu’au moment de payer l’addition.

Enfin, il faut savoir que l’anglais n’est pas vraiment le fort des japonais ! A Takayama, nous avons un peu trop profité du onsen de l’hôtel et galère pour trouver un restaurant. Il était 21 heures, la ville était quasi-déserte. Toutes les boutiques étaient fermées. Celia et moi avons déniché un petit resto qui ne payait pas de mine, affichant une pancarte “OPEN”. Surprise ! En nous installant, nous avons découvert qu’en fait, personne ne parlait anglais. La seule chose que nous avons comprise était : “chicken, beef , pork ?” Et nous avons commandé sans savoir ce que nous allions recevoir. Au final, c’était un super curry japonais. Mais on s’est fait des frayeurs !

Pffffiou… Voilà un article qui est bien long ! Maintenant que j’ai passé en revue tous mes bons plans, recommandations et conseils voyageurs, je vais pouvoir attaquer le récit de mon road-trip au Japon entre folles découvertes, tendres moments, et petites frayeurs. To be continued…

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12 Comments

    • Bonjour Aurore ! J’ai adoré la Thaïlande 🙂 En plus, c’était mon premier voyage en Asie, du coup, il garde une saveur toute particulière. Je posterai d’autres articles du Japon dans les prochaines semaines. Je trie mes photos actuellement ^^ et il y a du boulot !

  • Hahaha, non mais c’est juste incroyable ! J’ai découvert le Japon, il y a plus d’une douzaine d’année, quand j’étais encore jeune lycéenne et dans mes recherches sur ce pays, je suis tombée raide dingue amoureuse d’Ayumi moi-aussi !!! Mais quand je dis amoureuse, j’entend que je me suis faite tatouer pour son 15th anniversaire de carrière, que j’ai fais le pied de grue devant ses hotels lors de ses venues à Londres et à Paris, que j’ai pleuré à chacun des concerts auxquelles j’ai assisté ^^ Ca me fait donc super plaisir de voir que ton amie Elodie soit amoureuse elle aussi d’Ayumi !!
    Bref, mon chéri et moi sommes allés 4 fois au Japon en quatre ans… et l’an prochain, on projette d’y rester un an grace à un PVT ^^ et ton article me rend nostalgique et impatiente à la fois !
    J’avais aussi fais une vidéo de moments volés lors de notre dernier voyage, mais je n’ai pas réussi à tout condenser en 2 minutes ! haha Je te laisse le lien, juste comme ça, si ça te dit → https://www.youtube.com/playlist?list=PLEZCmsB-YeyKUgvbnZyDsezWTYfQMnZ7R
    Merci pour ton article ♥

    • Bonjour Nastasia ! J’irai voir ta vidéo ce soir après le travail ! J’ai profité de mon séjour pour aller voir un groupe d’idoles en concert. C’était une expérience à par entière ! J’avais la chance d’être accompagnée d’Elodie, elle a pu me donner beaucoup d’informations sur l’industrie des idoles. C’était top ! A bientôt !

      • Haha ! Il faudra qu’on y aille alors ^^ Il parait que c’est une ambiance vraiment particulière… vous êtes allé voir quel groupe ? Les AKB48 ou quelques choses comme ça ? J’avoue que mise à part Ayumi, je ne m’intéresse pas trop à la musique japonaise (pour l’instant ??) alors je suis curieuse d’avoir ton ressenti ^^

        • Il s’agissait de groupes beaucoup moins connus. On était dans une petite salle et toutes les 15 minutes un nouveau groupe montait sur scène. Il y avait des écolières, des Gothic Lolita ou encore un groupe humoristique sur le thème de la pizza ! Elodie adore un groupe qui s’appelle Chubinness. L’ambiance est très particulière tout de même car le public des groupes d’Idoles féminins est composé à 95% d’hommes (profil type : otaku). Alors je te laisse imaginer comme ils étaient en transe ^^

          • Ca doit être sympa, une sorte de festival des Idoles ^^ Pour l’ambiance… ça doit être un peu glauque… haha Vous deviez surprendre au milieu, deux européennes et en plus des filles ! Je vais regarder Chubinesse !

          • C’est un peu ça 🙂 Les groupes font beaucoup de petits concerts pour se faire connaitre. En plus c’est très codifié : certains membres du groupe sont les chanteuses principales, d’autres sans plus là pour leurs compétences de danseuses et d’autres pour savoir animer le public entre deux chansons ! En tout cas, c’était une expérience très sympa.

  • Hello, un grand merci d’avoir pris le temps d’écrire ces différents articles sur ton trip au Japon !

    A quelques exceptions près, nous allons faire le même trip cet automne (fin octobre / début novembre) et j’aimerai avoir les noms de tes hébergements (ceux que tu recommandent en tous cas 🙂 ce serait possible ?

    Un grand merci à nouveau 🙂

    • Bonjour Guillaume,

      A Nikko, j’ai adoré séjourner dans la “Stay Nikko Guesthouse” car les propriétaires sont vraiment d’une grand gentillesse ! On a dormi dans une maison japonaise transformée en chambres d’hôtes avec vue sur la rivière.

      Pour l’hôtel capsule, il s’agissait du Tokyo Ginza BAY Hotel, très propre, confortable et vraiment pratique pour une nuit avant de reprendre l’avion pour rentrer.

      A Hakone, nous avons séjourné à l’Onsen Guesthouse Hakone Tent où on a dormi sur des futons. Les pièces communes sont vraiment sympa. C’était l’un des lieux les moins chers que j’ai pu trouvé à Hakone pour cette période.

      Sinon je ne recommande pas vraiment les lieux où j’ai séjourné à Kyoto ou à Takayama. Ils n’avaient rien de particulier. J’ai surtout été guidée par mon budget en les réservant 🙂

      Bonne journée !

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